vendredi 1 mars 2013

Fini le tourisme, Bonjour le voyage…


Ça fait un moment que je n’avais écrit et mis à jour le blog et depuis le SpiceBoy a signé a Paris. Tout va bien, je rassure ceux qui pouvait s’inquiéter… mais voilà traverser la Guinée-Bissau et une partie de la Guinée, c’est oublier qu’il faut juste appuyer sur le bouton pour avoir de l’électricité et tourner le robinet pour avoir de l’eau courante. Alors espérer avoir internet, il ne faut même pas y penser.

Quitter le Sénégal pour passer dans les 2 guinées, c’est aussi oublier le confort et la facilité de l’hébergement, rouler sur de bonnes routes plates, se faire comprendre facilement, etc… Bref, fini les vacances au Sénégal, bonjour le voyage et l’aventure en Guinée(s)…
D’ailleurs, une chose ne trompent pas, je ne croise plus de français qui se la coulent douce en hiver au Sénégal et l’été en France, ici ce sont des routards pur jus comme Banach (anglo-Iranienne) qui voyage depuis … 7 ans et 3 mois avec plus de 120-130 pays visités au compteur … !!! Ou encore Gerhard (jardinier Allemand) qui voyage à vélo en Afrique pendant les 3 mois d’hiver en Allemagne… sans oublier que j’ai retrouvé à 3 reprises Peter et Conny (voir leur blog) qui eux voyagent à vélo depuis la Suisse (7 mois) et vont jusqu’en Afrique du Sud sur une durée indéterminée.

J’ai beaucoup de chose à écrire. J’aurai pu faire un billet pour chacun des sujets :
- la nouvelle valve au départ de Ziguinchor… maintenant je connais le principe de la réparation sénégalaise. Comme écrivait Eric, je « pneu » faire mieux … et bien je vous la ressers : « Valve neuves – 2eme Service » …
- le carnaval de Bissau, avec une petite explication de texte avec la police locale qui tente un bakchich car il faut un permis pour prendre des photos du Carnaval … Croyez-moi, ils n’ont pas encore vu la couleur du portefeuille bigouden !!!
- la réalité des infrastructures Guinéenne-Bissau. Impossible d’aller sur l’ile de Bubaque au milieu de l’archipel de Bijagos. 2 bateaux font la liaison, mais les 2 bateaux sont en panne et interdiction de prendre des pirogues depuis le naufrage à Noël, avec 65 disparus. Donc un petit détour en bateau, puis le vélo, puis une petite pirogue pour rejoindre Bolama.
- la visite de la ville de Bissau. Rarement j’ai vu une capitale d’un pays aussi abandonnée. Un centre-ville désert, vide, sans présence … et dire que c’était LE week-end du carnaval … j’imagine le reste de l’année. Impossible de trouver des souvenirs, des cartes postales, des autocollants, ni musique (et pourtant elle est vraiment sympa, leur musique).
- la situation politique en Guinée-bissau. En résumé, c’est « U.C.E.P.A.», soit « Un Coup d’Etat Par An » (je monte le niveau du calembour, pour ceux qui suivent encore !!!).  Le dernier coup d’état était en Avril 2012, autant dire que le prochain ne devrait pas tarder. Ça explique aussi pourquoi toutes les infrastructures sont à l’abandon, même si la population semble avoir plus d’aisance que les Sénégalais.
- fêter l’annif de Peter à Bel Air (Guinée) et comment j’ai rencontré le gérant de l’hôtel qui est de Fouesnant. Il m’a hébergé pendant 2 jours et avant de partir je lui ai remis un fanion Henaff, pour lui rappeler le pays au fin fond de la Guinée.
- 250 km de pistes défoncées, en 5 jours, avec un vélo qui donne des signes de fatigue. La jante (Alu) Arrière fissure… 17 criques au niveau des rayons.
- et pour finir, ma vraie 1ere crevaison par une lamelle de fer dans l'enveloppe, en entrant sur Conacry

Voilà, j’aurai pu tout détailler, mais je retiendrai quand même une journée en particulière.
Celle qui m’a fait quitter la Guinée Bissau, pour rentrer en Guinée.
A Cuntamane, je passe le poste frontière de sortie de Guinée-Bissau à 9h00 sans problème et j’attaque une portion de piste étroite,sur 20km où seul les piétons, vélos, et mobylettes peuvent passer (et encore 1-2par heure), pour ensuite traverser une rivière sur une pirogue minuscule, instable et qui prend l’eau. Je me voyais déjà les pieds dans l’eau avec mes affaires au fond de la rivière.
Je passe le poste frontière de la Guinée, avec un chef de poste qui fait de l’excès de zèle et me demander de vider tous mes bagages, entre la volonté d’avoir son bakchich et celle de vouloir tuer le temps.
J’enchaine ensuite une autre portion de 25km de nouvelle piste encore plus défoncée, avec des cailloux énormes et des trous importants. J’y ai laissé du jus sur cette portion.
Bref, une journée de stress à espérer que ma jante de roue ne casse pas et me plante seul dans la brousse avec des difficultés pour être pris en charge par un camion ou un bus. Une journée de fatigue physique, pour pédaler dans les chemins tordus, descendre du vélo pour pousser le vélo dans le sable et dans les montées, en plein soleil,sous 30-40°C sans beaucoup d’eau, ni beaucoup mangé.
Vers 17h30 j’ai enfin attend le village-étape de Dabiss que j’avais coché sur la carte. En m’installant à « la boutique » locale pour commander mon soda et reprendre des forces, je discute avec les locaux. Je me fais inviter pour installer ma tente à côté de la maison du « botaniste » (service des forets) et de l’instituteur.
Je m’installe et je me baigne ensuite dans la rivière locale pour enfin avoir ce premier moment de plaisir de la journée.
Je suis invité au repas du soir avec un assiette de riz+poisson et nous discutons de la France, de la Guinée, de l’école, des enfants, de mon voyage, et un peu de tout … et pour conclure cette journée, l’instituteur m’explique que ses enfants sont venus spontanément lui demander de jouer un spectacle « pour l’étranger qui est au village ». J’ai donc droit à un groupe de 15-20 enfants qui chantent et dansent à chacun à leur tour en mon honneur.
Quel plaisir, vraiment !!! Quel bonheur de finir une telle journée, par ces moments de plaisir … Moment tout personnel car il n’y a ni photo, ni film de cette soirée. Sortir les appareils, aurait gâché ces instants privilégiés.
Famille d'accueil a Dabiss

Dans le même registre j’aurai aussi puraconter l’hébergement chez « MamiJiliette » à Boffa. Une femme adorable, la main sur le cœur et beaucoup d’attention pour que je ne manque de rien.
Mami Jiliette

Actuellement, je suis donc sur Conakry pour résoudre mon problème de jante Arrière… J’attends Peter et Conny dans 2-3 jours, pour que nous partions ensemble sur le Fouta-Djallon. Ils s’en iront ensuite sur la Cote d’ivoire, et moi vers la Sierra-Léone. Je dois aussi profiter d’internet sur ConacryetFouta, pour faire le point sur mon itinéraire et me mettre à jour des dernières infos internationales.

Curiosité locale : La bière à l’odeur du poisson pourri.
Si par chance le restaurant dispose d’un congélateur, ils mettent tous les aliments dedans, sans séparation… compte tenu des problèmes électriques, il ne fonctionne même pas 1 à 2 heures par jour, ce qui laisse le temps au poisson de pourrir et de donner son odeur aux autres aliments y compris aux bouteilles de bière.  Porter la bouteille à la bouche, c’est prendre une odeur de poisson pourri en pleines narines … !!!J’ai essayé en versant la bière dans un verre …. C’est pire, on a l’odeur et le gout du poisson … (sans doute le verre est lavé avec l’eau du poisson !!!).

Message perso pour TIBO : c’est fait, j’ai acheté mon réchaud à gaz !!! Petit plaisir pour prendre le café chaud du matin ;-) …
haute technologie et leger avec son socle en plastique (Made in Turkey)
Message perso pour Joel J. : l'OM a 46 points. Tu peux me livrer le Cordon Rouge a Conacry STP ... Merci !!!

PS : J’ai mis les photos de Guinée-Bissau en ligne. Celles de la partie Nord de la Guinée viendront en fin de parcours en Guinée, avec celle du Fouta-Djallon
Vidéo de Gambie, Casamance et Bissau, sont également en ligne, via You Tube

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire